Maurice Leloir

Maurice Leloir, né en 1853, est un des nombreux amis proches de Jérôme Doucet ; logiquement ils se retrouveront professionnellement à plusieurs reprises.

la Chanson des Choses – 1898

Pour ce recueil imposant, Doucet demande plusieurs contributions à Maurice Leloir : l’illustration de la Poupée de Cire, pour laquelle Leloir fera deux aquarelles, et celle de la chanson de la Fourrure : pour cette dernière Leloir compose un grand hors texte, qui sera gravé par Auguste Mathieu.

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La Poupée de Cire sera publiée par la Revue Illustrée le 15 avril 1899, avec une dédicace à Jean Lorrain.

La chanson de la Fourrure sera publiée le 1er décembre 1898 ; la composition de Leloir est publiée en couverture de la Revue – elle est dédiée à Suzanne Leloir, la fille de Maurice, née en 1885.

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Lors de la publication dans le recueil « la Chanson des Choses », ces deux chansons sont reprises sans grand changement ; la dédicace à Suzanne Leloir est remplacée par une dédicace « à l’ami Maurice Leloir ». Le recueil étant paru à peu près simultanément, pour la fin d’année 1898, on peut penser que la dédicace à Suzanne a remplacé celle de son père, compte tenu des délais d’impression, sans doute plus courts pour la Revue que pour le livre.

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Autre contribution : Leloir réalisera l’illustration de couverture (mais il existe des exemplaires avec une couverture reprenant une illustration de Marold).

Pour plus d’informations sur ce très beau recueil, voir la Chanson des Choses.

 

La Chanson des Mois 1898 – 1904.

A la Revue Illustrée, Jérôme Doucet, Secrétaire de la Rédaction, a une certaine latitude pour choisir les publications et les artistes, et il fait appel, en 1898 toujours, à Maurice Leloir pour un grand projet : un calendrier, composé de poèmes de Doucet sur le thème des mois, illustré d’aquarelles de Leloir.

Ce calendrier, annoncé en fin d’année 1898, sera finalement publié par la Revue Illustrée de 1901 à 1903, puis publié en livre, par Léon Michaud, de Reims, en 1904. C’est un livre exceptionnel, le plus luxueux publié par Doucet : un in-plano, regroupant quarante gravures de Leloir, mises en couleurs par A. et E. Charpentier, tiré à cent-cinquante exemplaires au prix de six-cents francs ; plus quinze exemplaires de tête au prix de mille cinq cent francs !

Pour plus de détail sur cette publication hors norme, voir la Chanson des Mois.

la Fille de Manon – 1909

En 1909 Doucet publie un roman populaire, qui met en scène la prétendue fille de Manon Lescaut – laquelle fille a hérité des défauts de sa mère, et même un peu plus.

C’est un livre de 126 pages, au format in-4 (17cm x 24,5cm) sous couverture souple ; il est illustré de huit hors-texte, sur papier glacé, reproduisant  en noir les aquarelles de Leloir, lequel a également illustré la couverture.

Ce livre est publié par Albert Méricant, dans sa collection « les Romans inédits », sous le numéro 7. Ces livres sont vendus quatre-vingt-quinze centimes.

Doucet dédie ce livre à « Madame Marguerite Carré, l’admirable Manon » : il s’agit de la cantatrice Marguerite Carré (1880-1947), qui joue le rôle-titre dans l’opéra de Jules Massenet, Manon, à partir de 1901.

Un tirage de tête a été effectué, chose rare pour ce genre de littérature : trente exemplaires sur Japon, avec les planches sur Japon, et trente exemplaires sur Whotman (sic), avec les planches sur Hollande.

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la Royale amoureuse – 1910.

la suite de la Fille de Manon paraît l’année suivante, chez le même éditeur, dans un format identique, et avec le même nombre d’illustrations, dans la même collection, sous le numéro 13.

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Le livre contient 123 pages, suivies de quatre pages de publicités de l’éditeur ; le prix de vente est de quatre-vingt-quinze centimes.

Ce second tome est dédié à Jules Massenet, le Maître de Manon.

Les deux ouvrages sont ensuite réédités dans une autre collection : « Roman-Bibliothèque » sous les numéros 3 et 7

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Dans cette collection la Fille de Manon a été rééditée sous le numéro 3.

Ces deux livres, publiés dans des collections populaires, n’apportent pas grand chose à la littérature ; Doucet est plus à son aise dans ses contes, pour enfants ou adultes.

 

Chaussures d’antan – 1913.

La dernière coopération entre Doucet et Leloir est un peu atypique : il s’agit d’une publication publicitaire, à l’initiative d’un marchand : monsieur Coquillot ; et imprimé par Devambez en 1913.

Le livre, petite dissertation sur les chaussures à travers les âges, est préfacé par Jean Richepin ; lequel se contente d’énumérer les raisons pour lesquelles il n’a pas pu écrire cette préface !

C’est un petit volume (18,5cm sur 24cm), de quarante pages, illustré de reproductions de gravures anciennes, en sanguine, et de quatre hors-texte de Maurice Leloir, plus quatre planches photographiques, reproductions de chaussures anciennes.

Un tirage de tête a été effectué : dix exemplaires sur japon.

 

Leloir et Doucet ne publieront plus de livres ensemble ; mais ils resteront proches, par exemple chez « la Marquise« , Madame Rouzaud, propriétaire des Chocolats « à la Marquise de Sévigné », pour laquelle leloir réalisera de nombreuses publicités, et Doucet rédigera un guide de recettes…

la Légion d’honneur

La base Léonore nous donne de précieux renseignements sur les récipiendaires de la Légion d’honneur.

Maurice Leloir a été décoré le 24 avril 1894 ; son parrain était Alexandre Dumas fils. Quarante ans plus tard, le 19 novembre 1934, il sera lui-même le parrain de Jérôme Doucet.

 

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