Doucet critique d’art.

Nous avons vu que Doucet a eu des activités dans de nombreux domaines – auteur pour enfants, pour bibliophiles, journaliste, directeur de rédaction, éditeur… Il reste un domaine, que nous n’avons pas encore examiné : l’Art.

Très tôt Doucet s’est intéressé à l’art, de façon empirique. Il a sans doute été influencé en ceci par ses origines : sa mère descend d’une famille à la fois aristocratique et artistique, et son père collectionne les objets d’arts (tableaux, gravures) sans retenue, comme en témoigne le catalogue de sa vente.

Cette activité va occuper une place importante dans sa carrière, avec la publication de quelques ouvrages qui connaitront un succès certain.

Il s’agit essentiellement d’ouvrages de vulgarisation ; Doucet n’est pas un historien de l’art, ni même vraiment un critique d’art, et ses contributions n’ont sans doute pas fait évoluer l’expertise.

Voici un recensement des ouvrages en question :

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  • sans date, Doucet publie une étude, sans doute un tiré à part : « un tableau de Titien, le Christ à la monnaie, ou le tribut à César« , de 8 pages, chez Chauvin, imprimerie Kapp.

 

  • En 1906, Juven publie « Les peintres français« , recueil de onze études sur les peintres Fantin-Latour, Corot, les 3 Vernet, Ingres, Laurens, Bouguereau, Puvis de Chavannes, Jules Breton, Meissonier, Fromentin, Millet.
  • sans date, il publie les « Parodies des grands chefs-d’œuvre« , illustré par Bébin, imprimé par Kapp – le livre est peut-être édité en 1923 par Louis Michaud, mais il est pré-publié en 1906 dans la Revue Illustrée.

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  • en 1907, toujours chez Juven, Doucet préface le recueil de dessins comiques sur Alfred Grévin, dans la collection des Maîtres humoristes.

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  • en 1909, il publie un petit volume, chez Aubanel, Avignon : le Goût en Art, partie 1 : l’art pur – peinture et sculpture. Il n’y aura pas de suite.

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  • en 1911, fort du succès du premier livre (les peintres français), Doucet publie chez Juven « les Maîtres anciens« , recueil de 9 études sur Giotto, Della Robia, Memling, Dürer, Holbein, Rubens, Vélazquez, Rembrandt et Murillo.

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  • en 1912, Amadeo de Souza-Cardoso lui demande de préfacer son ouvrage « XX dessins« .

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  • en 1913, Doucet publie une étude sur « les peintres et graveurs libertins du XVIIIe siècle« , chez Méricant.

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  • Cette même année, il publie une petite étude sur « quelques estampes, gracieuses et précieuses du XVIIIe siècle« , cadeau publicitaire financé par le pharmacien Longuet à Paris.

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  • en 1914, il écrit des textes sur les « villes martyres« , textes non publiés, qui ont pu être destinés à des gravures de Robida.

 

  • en 1930 il participe au premier tome du « Dictionnaire biographique des artistes contemporains« .

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A ces publications en volume il faut ajouter un certain nombre d’articles, publiés dans diverses revues, à commencer par la Revue Illustrée. Mais Doucet a participé à bien d’autres revues, et a notamment été secrétaire de la rédaction de « l’Art et les Artistes« , la revue d’Armand Dayot.

Comme on le voit dans cette liste, Doucet a essentiellement écrit des notices journalistiques de vulgarisation, comportant beaucoup d’éléments biographiques. Se détachent tout de même quelques publications particulières :

  • le goût en Art, publié chez Aubanel – étude très intéressante, notamment sur la perception, au début du siècle, des écoles récentes.
  • les études sur les graveurs du XVIIIe siècle, qui révèlent un réel intérêt.

Ces publications sont bien sûr insuffisantes pour faire de Doucet un historien d’art – dans ce domaine il a été un vulgarisateur, et un journaliste suffisamment reconnu pour participer au Dictionnaire – pour lequel il rédigera les notices de quelques artistes de premier plan.

 

 

 

 

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