la Perle, de Doucet, illustré par André Cahard

Le 15 juillet 1898, nous avons vu que la Revue Illustrée publiait un conte de Doucet, illustré par André Cahard : lEffigie. Le 1er novembre de la même année, la Revue publiait un autre conte de Doucet, toujours illustré par André Cahard : la Perle.

 

L’inspiration de Doucet, cette fois-ci, est plutôt mystique : un jeune noble, séduit par une bohémienne, vole le plus beau bijou de la statue de la Vierge, hébergée dans la cathédrale locale. Son repentir le conduit à mener une vie d’ermite, respecté de tous pour sa bonté et son dévouement. Arrivé à son centième anniversaire, une vision lui dit qu’il pourra, dans son creuset, reformer la perle volée pour la restituer ; il y passe tout son bois, puis tout ce qui peut brûler, pour maintenir le feu vivant jusqu’à l’heure fatidique – et à l’heure dite le Christ lui pardonne ; il tient la perle – qui est une larme.

Ce conte est publié, comme l’Effigie, sur un cahier de huit pages, plus une page de titre, sur papier Draeger ; il porte une dédicace : « Pour Jean Lorrain ».

 

La mise en page et le découpage des illustrations sont très étudiées, avec un jeu de miroir et de fausse symétrie entre les différentes pages. Les illustrations sont tirées en noir, le texte en couleur, dans des réserves. Les illustrations sont signées et datées 1897 dans l’image.

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Comme pour l’Effigie, cette illustration ne sera pas reprise en volume ; mais le conte lui-même sera repris par Doucet plus de vingt années après.

En effet ce conte figure, sous le même titre, dans le recueil « Verrières » que Doucet publie en 1926, chez Lucien Gougy (repris ensuite en 1929 à compte d’auteur).

Dans ce recueil, Doucet groupe sept contes, en respectant toujours le même schéma de mise en page : une première page portant la dédicace, un frontispice, en noir, d’Edgard Maxence, une page de titre ornée d’une grande vignette représentant une rosace, de Paul de Pidoll, puis un texte de présentation du conte, et enfin le texte du conte – dans lequel est inséré un hors-texte d’Edgard Maxence. Les textes sont encadrés de bordures et ornés de lettrines et de culs-de-lampe, par Paul de Pidoll.

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Cette fois-ci le conte est dédié à « mon Amie Adèle BOUCHET« .

 

Dans cette version tardive du conte, Doucet procède à de nombreux changements, tant de détail que d’amplification de l’histoire : ici la bohémienne est la complice du Diable en personne – et Doucet rajoute toute une partie de narration de la recherche vaine que mène le jeune noble – qui est nommé dans cette histoire : Adalbert de Walpurgis. De même, l’action est située : la statue de la Vierge est l’ornement principal de la cathédrale de Trèves (représentée dans la gravure en frontispice). Mais le schéma général, et le sens, restent inchangés.

 

 

 

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