Bibliothèque Doucet : les maris de Mlle Nounouche

Il est bien connu que Jérôme Doucet a publié, comme éditeur, avec sa maison d’édition « Le Livre et l’Estampe« . Ce qui est moins connu, c’est qu’il a exercé son métier d’éditeur sous couvert d’autres maisons, comme Ferroud (notamment pour les « Comédies de l’amour« , en 1905), et  également Floury – c’est le cas notamment en 1906, pour un livre de Camille Lemonnier, « les maris de Mlle Nounouche » , qui raconte les tribulations d’un chat, illustrées par Vimar. Lemonnier est bien connu de Doucet, qui a publié de lui « le Mort« , en 1902, illustré par Constantin Meunier, dans sa maison d’éditions « Le Livre et l’Estampe » ; de même que Vimar, qui illustre une des histoires enfantines de Doucet, publiées par Juven : « le plus malin« .

On n’est donc pas surpris de trouver l’exemplaire de l’éditeur décrit de cette façon, dans la notice du numéro 84 (vente Alde du 2 octobre 2015) :

LEMONNIER (Camille). Les Maris de Mlle Nounouche. Paris, Henri Floury, 1906.

doucet_lemonnier_nounouche
Kieffer – doublure de maroquin rose

Petit in-4, maroquin janséniste vert, tête dorée, non rogné, large encadrement intérieur orné de multiples filets dorés gras et maigres, doublure de maroquin rose, ornée d’un décor floral à répétition mosaïqué en maroquin serti or, gardes de soie beige rose, doubles gardes, couverture et dos (René Kieffer).

Première édition illustrée en tirage à part avec 65 illustrations en couleurs par Auguste Vimar, reproduites en couleurs en fac-similé par Charpentier, de cette histoire d’abord publiée dans Derrière le Rideau.
Exemplaire unique de l’éditeur avec des aquarelles originales de Vimar, un des 32 sur japon impérial avec deux aquarelles originales et une suite en noir sur chine de toutes les illustrations. Tirage à 400 exemplaires.
Il a été enrichi en outre de neuf aquarelles originales signées, dont 8 exécutées sur des lettres autographes signées, adressées à l’éditeur Paul Doucet, et de 30 dessins originaux à la plume signés, dont vingt-huit ont servi à l’illustration et sont beaucoup plus grands que dans la gravure du livre.
On ne sait que peu d’Auguste Vimar (Marseille 1851-1916), mais cet excellent peintre animalier dans la lignée de Grandville mérite de l’attention.
Mahé II, 658 – Winterhalder, Dictionnaire des Illustrateurs 1800 – 1914, p. 1095.

Estimation : 600 / 800 euros, adjugé 1500 euros.

A noter les fautes de la SVV : Paul Doucet au lieu de Jérôme Doucet, Winterhalder au lieu de Osterwalder. Autre particularité : il semble sur cet exemplaire que l’éditeur mentionné, comme sur le tirage normal, est Floury – alors que sur l’exemplaire offert à A. Ferroud, c’est bien Jérôme Doucet qui est mentionné comme éditeur. Par contre la couverture porte bien la mention « éditions Jérôme Doucet », et non pas « Floury ».

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