Lettres de femmes.

Dans la Revue Illustrée, dont il est le secrétaire de la rédaction, Doucet publie, entre autres, ses propres productions : poèmes, contes, interviews, compte-rendu d’expositions, et courtes nouvelles.

trois nouvelles dans la Revue Illustrée en 1898.

Dans ce dernier genre, il publie, pendant l’année 1898, trois courtes nouvelles dans un genre un peu particulier : chaque nouvelle est une lettre de femme.

Ces nouvelles sont :

  • la fuite, publiée le 15 janvier 1898,
  • amis, publiée le 1er mai 1898,
  • la puissance du souvenir, publiée le 1er septembre 1898.

La fuite et la puissance du souvenir sont signées Doucet et occupent 4 pages dans la Revue Illustrée ; amis est signée Montfrileux et occupe 5 pages. la fuite est dédicacée à Marcel Prévost – cette dédicace ne sera pas reprise dans le volume publié.

A noter que Doucet a déjà utilisé ce titre, la Puissance du Souvenir, mais il n’y a qu’un très lointain rapport entre les deux textes.

Chaque nouvelle est illustrée de trois vignettes de Marold : une en tête de nouvelle, une dans le corps, une en cul-de-lampe.

Ludek Marold, artiste tchèque né en 1895, comme Jérôme Doucet, est à Paris depuis 1889 ; il produit de nombreuses illustrations, et a notamment illustré 4 des Chansons figurant dans la Chanson des Choses. En 1897, Marold est retourné à Prague, où il meurt, le 1er décembre 1898. Ceci date ces nouvelles et ces illustrations au plus tard en 1896.

Trois lettres de femmes, en 1900.

 

Ces trois nouvelles sont regroupées en 1900 dans un petit recueil, publié par la Revue Illustrée. C’est un volume de format in-8 (15cm x 23 cm), de 51 pages plus 3 non numérotées. L’achevé d’imprimé est daté du 20 janvier 1900, pour la Revue Illustrée, par G. de Malherbe, imprimerie de Vaugirard à Paris.

Cette plaquette est protégée par une couverture de papier épais, parcheminée ; le titre est imprimé en haut et à droite. Au dos, figure la mention suivante :

. . Du même auteur . . .
DANSES-PARFUMS..
.PRINCESSES DE JADE
….ET DE JADIS

Danses est un volume de poèmes en prose, qui sera publié deux années plus tard ;  Princesses de Jade et de Jadis, recueil de 3 contes cruels, sera publié en 1903, par Le Livre et l’Estampe, quand Doucet aura quitté la Revue Illustrée ; Doucet n’a pas publié de livre sous le titre Parfums.

letres_titre

Le tirage est limité à 200 exemplaires :

  • 20 exemplaires sur Whatman avec les figures en couleur, et une suite sur chine des figures ;
  • 50 exemplaires sur chine fort avec une suite sur chine ;
  • 130 exemplaires sur Vangelder.

A ces 200 exemplaires s’ajoutent 20 exemplaires réservés à la Société des XX.

Le volume est dédié à René Baschet :

lettres_dedicace

René Baschet, premier fils de Ludovic, dirige la Revue Illustrée ; il a été le témoin de Doucet à son mariage, le 24 juillet 1897.

Les dix illustrations annoncées sont les trois illustrations d’origine de chaque nouvelle, auxquelles se rajoute la vignette de la page de titre.

Voici quelques pages, d’un exemplaire de tête, avec les figures en couleur :

 

 

 

Autres lettres de femmes.

Doucet a publié d’autres textes comparables, dans d’autres revues :

  • L’intérimaire, publiée le 6 octobre 1906 dans la Vie Parisienne.
  • l’ancienne maîtresse : lettre de femme, chanson d’Yvette Guilbert, créée à la Scala, paroles de Jérôme Doucet, musique de E. Jaquinot, publiée par Paul Dupont en 1897.
lettre_interimaire
Source : gallica.bnf.fr

Il existe sans doute d’autres textes comparables, non repérés, dans les nombreuses revues auxquelles Doucet collaborait à cette époque.

Trois lettres d’hommes.

Jérôme Doucet a également écrit le pendant à ces trois nouvelles :

  • de la copie, publiée le 1er novembre 1903 ;
  • le portrait, publiée le 15 juillet 1905 ;
  • Sois sage, ô ma belle inconnue, publiée le 15 novembre 1905.

Ces trois nouvelles, de trois pages chacune, sont illustrées suivant le même schéma que les trois premières : une vignette d’en-tête, une vignette in texte qui peut servir de hors-texte, et un cul-de-lampe. le dessinateur n’est pas Marold mais Georges Dutriac, illustrateur prolifique, qui est un collaborateur régulier de la Revue Illustrée dans ces années-là.

Elles n’ont pas été reprises en volume ; et on pu être écrites et illustrées après la première série. Voici la reproduction de ces trois nouvelles :

  • de la copie :

 

  • le portrait :

 

  • Sois sage, ô ma belle inconnue :

 

 

 

Doucet a donc particulièrement aimé ce genre, puisqu’il l’a utilisé sur près de dix ans, au travers d’une dizaine de productions.

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